Un récent sondage de l'Institut des études de sécurité nationale montre que 46 % des Palestiniens de la Cisjordanie croient qu'Israël n'a pas de droit à l'existence, tandis que 41 % reconnaissent ce droit. Ce sondage, réalisé entre le 27 juin et le 2 juillet avec des entretiens auprès de 400 Palestiniens, a une marge d'erreur de 4,9 %.
Inquiétudes sécuritaires et points de vue sur les conflits
De plus, 91 % des participants à ce sondage ont exprimé leurs inquiétudes concernant les opérations militaires de l'armée israélienne (IDF) en Cisjordanie. En outre, 60 % des répondants ont déclaré que leur sentiment de sécurité personnelle était faible ou très faible.
Concernant la fin de l'existence d'Israël, 42 % des Palestiniens estiment que cela pourrait être possible, tandis que seulement 32 % croient que cela est impossible. De plus, seulement 27 % des participants soutiennent une solution à deux États pour résoudre le conflit israélo-palestinien, tandis que 22 % soutiennent un État non racial avec des droits égaux.
Analyse des positions politiques et sociales
Le sondage montre également que 52 % des répondants préfèrent que des négociations soient menées comme moyen de mettre fin au conflit israélo-palestinien, tandis que seulement 12 % soutiennent l'armement comme option de résistance. 57 % des Palestiniens estiment que la violence a échoué et que les efforts diplomatiques internationaux sont plus efficaces.
De plus, 40 % des participants estiment que le Hamas doit être désarmé et la majorité préfère que le Hamas ne gouverne pas la bande de Gaza. L'option populaire pour administrer la bande de Gaza est le Comité national pour l'administration de Gaza (NCAG), choisi par 32 % des répondants, tandis que 21 % ont voté pour d'autres Palestiniens et 21 % pour le gouvernement d'unité Fatah-Hamas.
Concernant la succession de Mahmoud Abbas, président de l'Autorité palestinienne, Marwan Barghouti, leader emprisonné du Fatah, arrive en tête avec 34 % des voix, tandis que Hussein al-Sheikh, adjoint d'Abbas, n'a obtenu que 8 % de soutien.
La question du chômage a été soulevée comme la plus grande préoccupation pour 97 % des répondants, tandis que 96 % d'entre eux ont également identifié la violence des colons comme un problème majeur. 14 % des participants ont été des victimes directes des attaques des colons et 33 % ont pris connaissance de ces incidents par les médias et les réseaux sociaux.
Dans l'ensemble, ce sondage montre les différentes dimensions des opinions et des préoccupations des Palestiniens et illustre clairement leurs inquiétudes concernant la sécurité, la situation politique et sociale dans la région.
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