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Économie

L'Organisation mondiale du commerce examine les scénarios futurs du commerce mondial

Par hier 4 min
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L'Organisation mondiale du commerce examine les scénarios futurs du commerce mondial
L'Organisation mondiale du commerce examine les scénarios futurs du commerce mondial منبع تصویر: donya-e-eqtesad.com

Dans son dernier rapport, l'Organisation mondiale du commerce a esquissé trois scénarios possibles pour l'avenir de l'économie mondiale. Ces scénarios incluent des voies de coopération multilatérale et des défis géopolitiques.

L'Organisation mondiale du commerce a analysé les transformations à venir dans l'économie mondiale dans son dernier rapport intitulé « Perspectives du commerce mondial 2026 : un tournant critique pour le système commercial international ». Ce rapport esquisse trois voies et scénarios possibles pour l'avenir du commerce mondial.

Scénarios positifs et négatifs pour l'économie mondiale

Dans le premier scénario, basé sur le « renforcement des mécanismes multilatéraux », il est prévu qu'en 2050, le produit intérieur brut mondial augmente de 2,9 % par rapport à la trajectoire actuelle et que le volume des exportations mondiales augmente de 17,9 %. Si cette tendance se poursuit, l'Organisation mondiale du commerce pourrait retrouver un nouveau souffle et les marchés internationaux pourraient s'ouvrir davantage les uns aux autres. De nouvelles réglementations seront également mises en place pour organiser le commerce des services et l'économie numérique.

Dans cette perspective, l'étendue de l'adhésion à l'Organisation sera également élargie et, parallèlement à ces évolutions, des efforts seront faits pour établir un équilibre entre le commerce libre et les considérations de sécurité nationale. Cette convergence sera vitale et transformative pour les pays moins développés, qui ont actuellement moins d'un pour cent de part dans le commerce mondial. Il est prévu que la maîtrise des tarifs et la réduction des coûts de transaction pourraient générer une croissance de 7,7 % du produit intérieur brut de ces pays.

Défis liés à la désintégration économique

Deux autres scénarios pessimistes examinent les coûts de l'érosion des liens économiques mondiaux. Si le monde se dirige vers une « fragmentation géopolitique », le produit intérieur brut mondial diminuera de 5,1 % et les exportations baisseront de 18,6 %. Le scénario du « monde des accords de commerce libre dispersés » a des conséquences encore plus lourdes, où le système multilatéral cède la place à un réseau d'accords petits et dispersés. Selon les estimations, dans cette situation, le produit intérieur brut mondial diminuera de 6,9 % et les exportations de 26,9 %.

La comparaison de ces scénarios montre que la trajectoire de l'économie mondiale est d'une grande importance. L'écart entre le renforcement de la coopération multilatérale et la tendance à la désintégration pourrait représenter un coût de 5 à 10 % du produit intérieur brut réel mondial. Ce chiffre représente un coût élevé pour l'affaiblissement des règles communes du commerce mondial.

Malgré les défis, le rapport souligne un autre point. Une grande partie des défis d'aujourd'hui est le résultat des réalisations de ce même système commercial. Le cadre multilatéral du commerce a réduit les barrières douanières au cours des huit dernières décennies et multiplié par environ 50 le volume du commerce mondial, ce qui a conduit à une économie plus ouverte et intégrée.

Cependant, les évolutions qui ont aidé à la croissance de l'économie mondiale ont aujourd'hui rendu la coordination entre les pays plus difficile. Quatre facteurs principaux jouent un rôle dans cette situation : le changement de l'équilibre des pouvoirs économiques mondiaux, l'augmentation du rôle des États dans l'économie, la transformation de la nature du commerce et l'augmentation des tensions géopolitiques.

Ngozi Okonjo-Iweala, directrice générale de l'Organisation mondiale du commerce, souligne l'importance du système multilatéral. Elle estime que ce cadre a contribué à la formation d'une économie plus intégrée et résiliente, et que près de 72 % du commerce mondial des marchandises se fait encore sur la base du principe de « la nation la plus favorisée ».

Okonjo-Iweala souligne également la nécessité de réformer la structure de l'Organisation mondiale du commerce, en se référant à l'expérience des huit dernières décennies qui montre l'adaptation de cette institution aux nouvelles conditions. Les réformes pourraient ouvrir une nouvelle voie pour elle.

Reportage de رامین توکلی؛ Édition : Reuters Farsi

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