Un pilote d'Air India a perdu la vie pendant son repos nocturne dans un hôtel à New Delhi. Cet incident a conduit la Fédération des pilotes indiens à demander une révision des pratiques de gestion de la fatigue. Selon les responsables d'Air India, ce pilote a été retrouvé dans sa chambre d'hôtel le 11 septembre.
Détails de l'incident
Un porte-parole d'Air India a confirmé qu'un des employés de la compagnie a été retrouvé dans sa chambre d'hôtel à New Delhi le vendredi 11 septembre. Air India a déclaré dans un communiqué : "Nous sommes attristés par le décès d'un membre de notre équipage à Delhi." Ce pilote était en train de se reposer à l'hôtel et son décès a été confirmé dès son arrivée à l'hôpital.
Selon les rapports, ce pilote, connu sous le nom de capitaine Sunny Sladkar, est arrivé à l'hôtel Grand dans le quartier de Vasant Kunj à New Delhi le mercredi 10 septembre. Le frère du pilote a contacté l'hôtel le vendredi et a signalé qu'il ne répondait pas aux appels. Le directeur de l'hôtel a trouvé le pilote inconscient en entrant dans la chambre.
Réactions et conséquences
Selon les responsables, l'autopsie du pilote a été réalisée samedi à l'hôpital Safdarjung et la cause finale du décès sera déterminée après réception de l'avis final. Des sources d'information ont rapporté que ce pilote avait récemment été transféré d'Air India Express à Air India et que le vol de New Delhi à Séoul, en Corée du Sud, était son deuxième voyage avec cette compagnie.
La Fédération des pilotes indiens (FIP) a demandé à l'Autorité de l'aviation civile de l'Inde (DGCA) de revoir immédiatement les pratiques de gestion de la fatigue à la suite de cet incident. Dans une lettre publiée le 15 septembre, cette fédération a exprimé ses inquiétudes concernant l'augmentation des preuves relatives aux dangers de la fatigue et a mentionné six cas de décès de pilotes entre novembre 2023 et septembre 2026.
Bien que cette organisation ne cherche pas à établir un lien direct entre la fatigue et les décès individuels mentionnés dans la lettre, elle a suggéré que le programme de surveillance du système de gestion des risques de fatigue nationale (FRMS) sous la supervision de la DGCA examine les horaires de travail fixes et les limites de repos.



